Comment bien démarrer dans son travail ?

Débuter au travail : c’est votre premier emploi, vous démarrez dans la vie active, ou vous avez changé de structure et vous débarquez littéralement. Vous découvrez des personnes, des façons de faire, des schémas relationnels. Comment voguer sur cet océan inconnu en toute sérénité ? Suivez le guide pour mieux vous y retrouver !

Les premiers temps ne sont pas productifs

Même lorsque vous effectuez des contrats de vacation de quelques semaines, les premiers jours seront consacrés à la  » mise en ordre  » dans votre tête.  Vous passerez du temps à essayer de comprendre comment la structure fonctionne. Une des clés du démarrage est de l’accepter. Même si vous brûlez de montrer ce dont vous êtes capable, sachez profiter de cette période, comme un cadeau. Le regard que vous avez en arrivant est neuf, il est unique et vous n’aurez pas de meilleure occasion pour le mettre à profit ! Comment ?

  1. Servez-vous de vos sens

Laissez parler votre côté animal (sans forcément porter de sous-vêtements léopard).. Vous arrivez dans la savane, comment ça marche ? Où sont les plans d’eau ? La nourriture ? À quel niveau de la chaîne alimentaire êtes-vous ? Vous avez une super expérience dans la toundra, ça peut vous servir ou non ? Utilisez vos sensations, jouez l’explorateur.

Regardez autour de vous. Est-ce que les bureaux sont cloisonnés, isolés, les portes sont-elles ouvertes ou non, y a-t-il des surfaces vitrées, des moquettes usées, du sang sur les murs ? Comment les gens se déplacent-ils (en zigzag, en rasant les cloisons, en trainant les pieds, en courant ?). Écoutez la manière dont les gens parlent, se parlent, focalisez-vous sur leur ton, ne prêtez aucune attention au contenu (peut-être certains chantonnent-ils au travail ?). Ressentez les ambiances qui vous entourent. Et ne raisonnez pas ce que vous dit votre intuition : si vous avez du malaise, prenez-le en compte et tâchez de savoir d’où il vient. La période d’essai ça sert aussi à ça.

  1. Adoptez la position basse

Vous êtes nouveau. Cet environnement ne l’est pas. Vous êtes l’explorateur, pas le conquérant. Informez-vous sur le contenu du travail et les façons de procéder, les organigrammes, l’historique de l’entreprise. Posez un million de questions sur le pourquoi, le comment, le qui et le quoi. Les personnes plus expérimentées sont une mine d’informations, faites-leur partager leur expérience. Je connais peu de gens qui n’aiment pas cela. (Si vous êtes jeune en plus, vous avez un côté très attendrissant choupinou, jouez-en). Allez partout et demandez aux personnes bien disposées de vous expliquer le fonctionnement de leur service et comment elles interagissent avec votre équipe. C’est une période où vous pouvez mettre à profit les échanges informels à la cantine ou autour de la machine à café ! Gardez-vous de partager vos ressentis négatifs ou ce qui fait que vous, vous pourriez faire tellement mieux. Centrez-vous sur l’écoute, sans la brouiller.

  1. Restez vous-même, faites le singe !

Dès que votre interlocuteur dérive sur des jugements de valeurs (celui-ci n’en fiche pas une rame, celle-là passe ses journées sur internet, untel est dépressif, ici c’est une équipe de nazes…), un seul réflexe : les trois singes.

Votre soif d’intégration ne doit pas vous rendre complice de malveillances. La connivence ne se base pas là-dessus. Ces jugements sont-ils fondés ou pas ? La vérité est que vous n’en savez rien. C’est à vous seul(e) qu’il appartient de vous faire une opinion. S’il est question d’autre chose que d’un élément objectif… eh bien soyez aveugle au jugement d’autrui (je ne vois pas le mal), fermez vos oreilles aux propos négatifs (je n’entends pas le mal), et surtout ne vous faites pas colporteur des rumeurs et potins (je ne dis rien de mal). L’image des trois singes sages (diable, voilà deux mots difficiles à répéter. Y arriverez-vous douze fois de suite très vite ?) va vous aider. C’est un bon moyen de préserver votre authenticité.

Suivre ce guide du nouvel arrivant vous donnera de bonnes bases pour vous épanouir par la suite !

Et vous qu’en pensez-vous ? Quelle a été votre expérience de bizut ?  Qu’est-ce qui vous a le plus aidé ? Partagez vos commentaires !

Cet article a 6 commentaires

  1. Bravo Cécile pour ce lancement! Je sais que cela a été difficile et je t’envoie tous mes encouragements pour la suite!
    Effectivement vivre heureux au travail, n’est pas toujours aussi évident pour tout le monde. J’aimerais partager cette petite histoire entendue récemment (mais comme à mon habitude, je ne retiens jamais l’auteur): Un petit vieux se tient à l’entrée d’un village. Un jeune homme arrive et demande au vieillard « comment sont les gens dans ton village ». Le vieillard de lui répondre en retournant sa question: « comment sont les gens là d’où tu viens? ». Le jeune homme répond, ils sont tous méchants et médisants, c’est pourquoi je pars à la recherche d’un village où ses habitants y seront bienveillants et plus accueillants. Le vieillard rétorque: « ici, tu trouveras les mêmes jeune homme ». Quelques jours plus tard, un autre jeune homme arrive et le même échange entre un jeune étranger et le vieillard se fait entendre. Le jeune homme répond néanmoins, que d’où il vient, les gens sont adorables, généreux et d’une gentillesse inouïe et qu’il a eu bien du mal à en partir. Le vieillard répond alors: « ici, tu trouveras les mêmes jeune homme ».
    Cette histoire est une belle fable pour illustrer que la réalité diffère selon la façon dont on veut bien la voir. La plus grande révolution est intérieure. C’est en nous qu’il faut puiser la joie pour pouvoir la vivre en dehors.

    1. Très belle histoire Céline, merci pour le partage et l’enthousiasme !

  2. Bravo Cécile, oui être heureux au travail, c’est autorisé ; ce serait même bon pour la santé !
    On peut tout à fait mener des choses sérieuses avec le sourire.
    « Réussir en 90 jours, en 100 jours… » ces ouvrages anglo-saxons mettent la pression sur le nouvel arrivant qui veut alors faire des étincelles, au risque de se brûler.
    Loin de nous donc les chevaliers Ajax, qui veulent laver plus blanc que leurs prédécesseurs, au risque de ne pas respecter l’écologie ambiante. Ils encourent d’être ainsi lessivés, rincés et au final…suspendus !
    Plus du quart des prises de poste se terminent mal…autant bien commencer. Aussi quand Cécile propose de respirer, sentir l’air ambiant, oui écoutons les bruits, bruits de fond et aussi les silences …
    J’offre souvent aux personnes que j’accompagne en prise de poste un petit carnet de route, afin d’y noter -ou dessiner – les ressentis, impressions, mots qui reviennent…ceci permettra de s’y référer pour son rapport d’étonnement, d’identifier les signaux faibles, de se noter les actions à mette en œuvre plus tard. Le carnet de l’ethnologue en quelque sorte.

    Je rebondirai sur les conseils très avisés de Cécile par rapport à ceux qui voudraient vous associer à leur vision critique, en reprenant les quatre accords Toltèques et notamment les trois premiers
     Que ta parole soit impeccable
     Ne réagis à rien de façon personnelle
     Ne fais aucune supposition
     Fais toujours de ton mieux

    Vite Cécile, la suite
    Patrick L.

  3. J’aime beaucoup et attend la suite avec beaucoup d’intérêt.
    C’est aussi une bonne idée pour entamer un blog sur le travail de commencer avec un article sur comment bien démarrer au travail.

  4. Merci Cécile pour cet article. J’aime bien l’idée de mettre chacun face à ses responsabilités. Quand on est « le petit nouveau » on a souvent tendance à se reposer sur la structure qui nous accueille, mais c’est du 50/50.
    Mon expérience de « bizut » :
    Quelques minutes après mon arrivée à mon premier poste il y a… quelques années … une de mes nouvelles collègues pousse la porte, entre et s’asseoit,pour me dire avec calme et détermination : « je n’ai rien contre vous, mais vous savez, on n’a pas besoin de secrétaire générale ici, on ne vous a pas attendue pour travailler « .
    Grand moment de solitude empreinte d’une douleur d’amour propre….
    À quoi j’ai répondu :  » merci pour votre sincérité, mais je pense que si l’on a créé ce poste, c’est qu’il y avait un besoin. Je ne suis pas là pour vous prendre votre travail et j’ai tout à apprendre de vous. »
    C’était la première fois que je travaillais, et ce fut assez difficile. Aujourd’hui, je mesure toute l’importance d’une intégration attentive… de part et d’autre.

    A bientôt
    Karine

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer le menu